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Enseignante en Physiologie et Neurobiologie à la Faculté des Sciences de Luminy,
j’effectue ma recherche au sein de l’Institut de Biologie du Développement de Marseille-
Luminy dans l’équipe Interactions Cellulaires Neurodégénérescence et Neuroplasticité dirigée
par le Dr. Lydia Kerkerian-le Goff. Je m’intéresse aux mécanismes assurant le maintien des
défenses antioxydantes dans le cerveau. Le glutathion constitue la principale molécule de
défense contre le stress oxydant dans le tissu nerveux. Une des caractéristiques précoce de la
maladie de Parkinson est justement une diminution de la teneur en cet antioxydant majeur au
niveau de la substance noire, ce qui pourrait contribuer à la perte des neurones
dopaminergiques. L’origine de cette diminution est encore inconnue mais pourrait résulter
d’un déficit en l’apport des précurseurs du glutathion.
Le glutathion est une molécule constituée à partir de 3 acides aminés précurseurs, le
glutamate, la cystéine et la glycine. Il existe sur les cellules du système nerveux des
transporteurs permettant à ces précurseurs de rentrer dans les cellules pour alimenter la
synthèse de glutathion. Mes travaux ont contribué à montrer que parmi ces transporteurs, les
transporteurs du glutamate constituent l’une des principales voies d’entrée des précurseurs de
glutathion dans les cellules du système nerveux. En utilisant un inhibiteur de ces
transporteurs, injecté dans la substance noire chez le rat, nous avons pu mettre en évidence
que le seul dysfonctionnement des transporteurs de glutamate peut induire une perte des
neurones dopaminergiques. Cette perte s’accompagne de la formation d’agrégats protéiques
dans les neurones restants, reproduisant ainsi certaines caractéristiques de la maladie de
Parkinson. Ce travail, publié en 2008 dans « Journal of Neurochemisty » a été réalisé par mon
étudiante en thèse Imane Nafia, alors financée par la FFGP.
Lire la suite dans LA PAGE n°100, page 3.
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